Manuel Ruiz Vida, peintures / pinturas

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3 Août 2015 , Rédigé par Manuel Ruiz Vida Publié dans #Peintures récentes (sélection)

EXPOSITION "Le récit et sa capacité à créer de nouveaux mondes, de nouveaux mythes" au Passage de l'art-galerie et centre d'art contemporain, Marseille.

EXPOSITION "Le récit et sa capacité à créer de nouveaux mondes, de nouveaux mythes" au Passage de l'art-galerie et centre d'art contemporain, Marseille.

 

 

Pour clore la 21ème édition de l'Art Renouvelle le Lycée, le Collège, la Ville et l'Université 2017, le Passage de l'Art est heureux de vous inviter à l'ouverture de l 'exposition collective :
 

"Le récit et sa capacité à créer de nouveaux mondes, de nouveaux mythes"

Jeudi 8 juin à 17h30
Lecture performance d'Eric Pena, professeur de lettres

Passage de l'Art
1 rue du Rempart 13007 Marseille
Exposition du 8 au 22 juin


21 artistes  
A.I.L.O / Françoise Alquier / Axel Brun / Marie Pierre Brunel / Silvia Cabezas Pizarro / Eva Galtier / Carmela Garipoli / Micol Grazioli / Sophie Geider / Valentine Juste / Eleonor Klene / Thibault Laget Ro / Lili B / Alejandra Melin Lopez / Victoria Niki / Benoit Payan / Teresa Palma /  Manuel Ruiz Vida  / Susanne Strassmann / Sophie Testa / Gaelle Vaillant  

21 établissements partenaires 
Centre social culturel la Castellane/ Collège Anatole France/ Collège Pierre Puget / Collège le Ruissatel / Collège Louise Michel / Lycée Auguste et Louis Lumière / Lycée Jean Perrin / Lycée la Fourragère / Lycée Marcel Pagnol / Lycée Paul Mélizan / Lycée du Rempart / Lycée Saint Exupéry / Lycée Saint Joseph la Madeleine / Lycée Victor Hugo : Lycée Blaise pascal : Lycée Jean Baptiste Brochier / Lycée la Cabucelle / Lycée Leau / Lycée Renée Caillé / Lycée Saint Henri / Lycée Jacques Raynaud / Maison de la Corse

 

Passage de l'Art

04 91 31 04 08
1, rue du Rempart
13007 Marseille

 

 

Les éditions Campredon Centre d'art ont publié l'ouvrage "Manuel Ruiz Vida, le temps de la peinture". Un catalogue de 80 pages. A l'occasion d'une exposition personnelle qui s'est tenue au Musée Campredon centre d'art du 12 mars au 19 juin 2016.

Préface et texte: Véronique Baton, commissaire d'exposition. Entretien avec Véronique Baton. Auteurs des autres textes: Anne Giraud et Laurence Boitel.

Un catalogue qui a été édité avec le soutien du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.

Conception graphique: Annie Demongeot et Véronique Baton.

Communiqué de presse

Manuel Ruiz Vida Le temps de la peinture

12 mars – 19 juin 2016

Campredon-Centre d’art à l’Isle-sur-la-Sorgue propose, du 12 mars au 19 juin 2016, une immersion dans l’œuvre du peintre Manuel Ruiz Vida qui développe depuis une quinzaine d’années une œuvre personnelle et étonnamment puissante, à mi-chemin entre abstraction et figuration. En s'imprégnant du monde qui l‘entoure, l’artiste revisite avec énergie quelques genres classiques de la peinture comme le paysage et la nature morte ainsi que les fondements techniques de ce médium, de la composition à la matière picturale, de la couleur à la lumière.

Profondément ancrée dans la culture de sa terre natale, le nord de la France, l’œuvre de Manuel Ruiz Vida reflète également ses origines espagnoles dont il conserve une forme de tragique et un penchant pour la matière picturale sombre et dense. Manuel Ruiz Vida est un peintre « matiériste ». Fasciné par l’usure des matières, les traces déposées par le temps et les architectures abandonnées qu’il représente sur de grands formats et en plan serrés, il travaille par séries thématiques sur lesquelles il revient année après année. Si ses œuvres révèlent de prime abord la mémoire d’un monde industriel en cours de disparition, elles interrogent aussi et surtout les moyens et les fins de la peinture dans une exploration incessante du motif, de la forme et des ressources de la couleur afin de se confronter à la peinture, à son essence même. Fondement de sa pratique, la matière en est également la poétique. Elle permet de rendre compte du temps, le temps qui passe et qui érode comme celui de l’acte de peindre.

L’exposition présentera une importante sélection d’œuvres de la fin des années 90 à nos jours, éclairant le cheminement pictural de l’artiste à la fois dans sa chronologie, dans sa partition thématique et dans sa poétique. Plus de 80 peintures et dessins seront réunis et investiront tous les espaces du musée. Le parcours se développera autour des grandes séries - « Structures », « Hangars », « Sculptures », « Gazomètres », « Passages », « récipients » - avec, en contrepoint, une sélection de petits formats réalisés sur des supports d’atelier.

Les visiteurs pourront également découvrir les récentes expérimentations menées par Manuel Ruiz Vida depuis son installation à Marseille en 2013, ainsi qu’une peinture monumentale et inédite de la Chapelle des Pénitents Bleus de l’Isle sur-la-Sorgue, peinte spécialement pour l’exposition.

Véronique Baton, commissaire de l'exposition.

Article dans L'oeil n° 691, juin 2016.

Article dans L'oeil n° 691, juin 2016.

Au centre d’art de Campredon où sont exposées  ses œuvres, Manuel Ruiz Vida, artiste français d’origine espagnole, parle volontiers de son travail, mimant par instant le geste de recouvrir avec le pinceau la matière, comme si la surface de la toile le demandait. Au premier coup d’œil, son œuvre peut paraître froide, hermétique, mais, en l’observant plus avant, il en émane une certaine poésie. Elle laisse apparaître une réflexion sur le temps, la pollution, l’érosion, le silence.

L’artiste a une fascination pour les friches industrielles, les bâtiments désaffectés, abandonnés de tout être humain, les contenants rouillés, les (ses) objets usuels : seaux ou bidons, maculés de peinture. Il emprunte à Cézanne et à Morandi les zones dures de couleur et la monumentalité des formes. Il a cette capacité d’observation, comme si l’acte de regarder était un acte d’appropriation, une manière d’extraire une certaine force d’un sujet apparemment vulnérable.

Sans dessin préalable, par le biais de l’intervention sur la matière, un lent travail de maturation mis en œuvre par la peinture qu’il travaille par reprises successives, le tableau prend forme progressivement. La peinture donne corps à la peinture ; le sujet n’est qu’un prétexte à ouvrir l’espace. Le contraste entre ombre, lumière et couleur fait émerger les volumes. Selon l’angle de vue, les formes deviennent des taches, des abstractions reconnaissables puis retournent à la matière. La matérialité de sa peinture l’emporte toujours sur la question de la figuration. L’œuvre de Manuel Ruiz Vida suscite un monde mystérieux, énigmatique. 

                                                                                                                                                                                                 Lina Mistretta. L’œil n° 691 pour l’exposition à Campredon Centre d’art, juin 2016.

Article dans L'oeil n°691, juin 2016.

Article dans L'oeil n°691, juin 2016.

Manuel Ruiz Vida sait prendre ses distances avec la surface des choses, des êtres, et de la peinture. Il évide comme personne. L’émotion, si prisée d’ordinaire, s’est écartée pour laisser place entière à la peinture. Les lieux sont indéfinis, ou presque…Ils sont débarrassés de tout, sauf de l’essentiel, empli d’absence et de peinture. On ne peut être plus peintre que lui, qui en met des couches et des couches, puis les absorbe au profond, jusqu’à faire vibrer la surface. Il part des lieux évidés, ou des objets infiniment creux, pour mieux les ensevelir dans la peinture. Il part des images du dehors pour les faire disparaître. Il pétrifie l’étendue. Chromatique resserrée comme un étau. Au fond, Manuel Ruiz Vida remplace les apparences du monde par la peau sensible et lisse de son unifiante peinture. Comme le sang, la violence chromatique s’est retirée. Il ne garde que la trame immobile et silencieuse du visible. Sidérante présence d’une peinture dépouillée et décantée à l’extrême.

Les objets sont de la même texture et de la même chromatique que l’étendue qui les englobe comme un linceul d’univers. L’implacable objet s’est emparé de l’entour. Art d’arrêt et d’immobilité. Comme une fin du monde anticipée, intemporelle et fatale, où les objets peints, en absolue frontalité, seraient les seuls survivants. L’énigme de l’art étreint l’énigme de l’existence. Et, retenue dans ses profondeurs, la peinture vibre dans les effacements du monde.

Christian Noorbergen. Aralya n° 71 média interactif, pour l’exposition à Campredon centre d’art, mai 2016.

Article dans le média interactif Aralya n°71, mai 2016.

Article dans le média interactif Aralya n°71, mai 2016.

Article dans le média interactif Aralya n°71, mai 2016.

Article dans le média interactif Aralya n°71, mai 2016.

Article dans la revue Miroir de l'art n°73, avril 2016 pour l'exposition à Campredon centre d'art.
Article dans la revue Miroir de l'art n°73, avril 2016 pour l'exposition à Campredon centre d'art.
Article dans la revue Miroir de l'art n°73, avril 2016 pour l'exposition à Campredon centre d'art.
Article dans la revue Miroir de l'art n°73, avril 2016 pour l'exposition à Campredon centre d'art.

Article dans la revue Miroir de l'art n°73, avril 2016 pour l'exposition à Campredon centre d'art.

Un pied toujours dans ses terres natales du nord de la France, un autre en Espagne, dont sa famille est originaire, le peintre Manuel Ruiz Vida exprime dans son oeuvre toute la richesse de ses racines. Le Centre d'art Campredon propose un focus sur ses créations mi-abstraites, mi-figuratives sur son travail très abouti de la matière, de la couleur et de la lumière, 80 oeuvres créées par l'artiste depuis la fin des années 90 sont à découvrir, peintures et dessins conçus dans le cadre de grandes séries thématiques (Hangars, Sculptures, Récipients...) ainsi qu'une peinture monumentale inédite de la chapelle isloise des Pénitents bleus.

                                     Article dans le magazine Objectif Méditerrannée, mai-juin 2016.

 

Cliquer sur les images pour les afficher.

Salade aux algues, 2016 huile et laque sur toile 24 x 30 cm

Salade aux algues, 2016 huile et laque sur toile 24 x 30 cm

Sculpture n° 19, 2016 huile, laque et poussière sur toile 100 x 150 cm

Sculpture n° 19, 2016 huile, laque et poussière sur toile 100 x 150 cm

Palissade, 2015-2016 huile et laque sur toile 160 x 215 cm

Palissade, 2015-2016 huile et laque sur toile 160 x 215 cm

Palissade n° 27, 2016 huile et laque sur toile 160 x 215 cm

Palissade n° 27, 2016 huile et laque sur toile 160 x 215 cm

Palissade n°3, 2015-2016 huile et laque sur toile 89 x 130 cm

Palissade n°3, 2015-2016 huile et laque sur toile 89 x 130 cm

Palissade n° 2, 2015- 2016 huile et laque sur toile 97 x 146 cm

Palissade n° 2, 2015- 2016 huile et laque sur toile 97 x 146 cm

Palissade n°63, 2016 huile et poussière sur bois 43 x 35, 5 cm

Palissade n°63, 2016 huile et poussière sur bois 43 x 35, 5 cm

Passage, 2016 huile et laque sur toile 30 x 24 cm

Passage, 2016 huile et laque sur toile 30 x 24 cm

Passage 2016, huile et laque sur papier 19,5 x 15 cm encadré

Passage 2016, huile et laque sur papier 19,5 x 15 cm encadré

Passage 2016, huile et laque sur papier 19, 3 x 15 cm encadré

Passage 2016, huile et laque sur papier 19, 3 x 15 cm encadré

Passage 2016, huile et laque sur papier 16, 3 x 15 cm encadré

Passage 2016, huile et laque sur papier 16, 3 x 15 cm encadré

Passage 2016, huile et laque sur papier 16, 3 x 15 cm encadré

Passage 2016, huile et laque sur papier 16, 3 x 15 cm encadré

Passage 2016, huile et laque sur papier 16 x 12 cm encadré

Passage 2016, huile et laque sur papier 16 x 12 cm encadré

Sans titre, 2015 huile, laque et crayon sur papier 13 x 13 cm encadré.

Sans titre, 2015 huile, laque et crayon sur papier 13 x 13 cm encadré.

Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)
Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)

Palissades n° 28 à 41, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (14)

Palissades n° 42 à 50, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (9)
Palissades n° 42 à 50, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (9)
Palissades n° 42 à 50, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (9)
Palissades n° 42 à 50, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (9)
Palissades n° 42 à 50, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (9)
Palissades n° 42 à 50, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (9)
Palissades n° 42 à 50, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (9)
Palissades n° 42 à 50, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (9)
Palissades n° 42 à 50, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (9)

Palissades n° 42 à 50, 2016 huile et poussière sur toile 40 x 40 cm (9)

Palissade n° 25, 2015 huile et laque sur linoléum marouflé sur bois 23 x 23 cm

Palissade n° 25, 2015 huile et laque sur linoléum marouflé sur bois 23 x 23 cm

Palissade n°4, 2015 huile et laque sur toile 70, 5 x 50, 5 cm

Palissade n°4, 2015 huile et laque sur toile 70, 5 x 50, 5 cm

Palissade n° 51, 2016 huile et poussière sur toile 47,5 x 37,5 cm

Palissade n° 51, 2016 huile et poussière sur toile 47,5 x 37,5 cm

Palissade n° 52 à 62, 2016 huile et poussière sur toile 34 x 20 cm (11)
Palissade n° 52 à 62, 2016 huile et poussière sur toile 34 x 20 cm (11)
Palissade n° 52 à 62, 2016 huile et poussière sur toile 34 x 20 cm (11)
Palissade n° 52 à 62, 2016 huile et poussière sur toile 34 x 20 cm (11)
Palissade n° 52 à 62, 2016 huile et poussière sur toile 34 x 20 cm (11)
Palissade n° 52 à 62, 2016 huile et poussière sur toile 34 x 20 cm (11)
Palissade n° 52 à 62, 2016 huile et poussière sur toile 34 x 20 cm (11)
Palissade n° 52 à 62, 2016 huile et poussière sur toile 34 x 20 cm (11)
Palissade n° 52 à 62, 2016 huile et poussière sur toile 34 x 20 cm (11)
Palissade n° 52 à 62, 2016 huile et poussière sur toile 34 x 20 cm (11)
Palissade n° 52 à 62, 2016 huile et poussière sur toile 34 x 20 cm (11)

Palissade n° 52 à 62, 2016 huile et poussière sur toile 34 x 20 cm (11)

Récipient bleu - violet minéral, 2015 huile, laque et pigment sur toile 110 x 150 cm

Récipient bleu - violet minéral, 2015 huile, laque et pigment sur toile 110 x 150 cm

Sombra y luz, 2014 huile et laque sur toile marouflée sur bois 120 x 210 cm

Sombra y luz, 2014 huile et laque sur toile marouflée sur bois 120 x 210 cm

D’origine espagnole, Manuel Ruiz Vida est né à Valenciennes... Son oeuvre naissante, d’abord influencée par l’art ibérique, ocre et brun, dominée par les ombres goudronneuses, a trouvé il y a deux ans sa véritable voie. Il peint maintenant ce qui l’entoure, ses paysages familiers, les entrepôts du port de Dunkerque, les cuves rouillées, les friches industrielles, les engins de chantier ou les seaux et les bidons maculés de taches qu’il utilise dans son atelier. Manuel Ruiz Vida peint le temps qui passe et les traces qu’il laisse sur les choses. Mais ce n’est pas n’importe quel temps. La rouille, l’usure, le vieillissement renvoient à la sueur, au sang, à la fraternité d’un monde ouvrier dont les heures sont comptées-mais aussi aux transparences, aux recouvrements, aux grattages, aux coulures de la peinture. Manuel Ruiz Vida peint ce qui disparaît, comme s’il fallait qu’il en soit la mémoire, parce qu’il aime voir la lumière blanche du nord caresser les objets les plus ordinaires, parce qu’ il aime cette poésie-là, à la fois tendre et rude, simplement offerte à tous mais si difficile à restituer sans en affaiblir la sourde délicatesse.

Olivier Cena, critique d'art / Télérama 2005 (extraits)

Récipient vert zinc, 2015 huile, laque et pigment sur toile 110 x 150 cm

Récipient vert zinc, 2015 huile, laque et pigment sur toile 110 x 150 cm

Récipient rouge orangé, 2015 huile, laque et pigment sur toile 110 x 150 cm

Récipient rouge orangé, 2015 huile, laque et pigment sur toile 110 x 150 cm

Sans titre, 2014 huile et laque sur radiographie 36 x 36 cm

Sans titre, 2014 huile et laque sur radiographie 36 x 36 cm

Reliefs, 2014 huile et laque sur radiographie 35,5 x 42 cm

Reliefs, 2014 huile et laque sur radiographie 35,5 x 42 cm

Palissade n° 6 dyptique, 2015 huile, laque et pigment sur toile 46 x 38  cm (2) ou 46 x 78 cm
Palissade n° 6 dyptique, 2015 huile, laque et pigment sur toile 46 x 38  cm (2) ou 46 x 78 cm

Palissade n° 6 dyptique, 2015 huile, laque et pigment sur toile 46 x 38 cm (2) ou 46 x 78 cm

Palissade n° 7, 2015 huile, laque et bois sur toile, 40 x 40 cm collection particulière, Lyon

Palissade n° 7, 2015 huile, laque et bois sur toile, 40 x 40 cm collection particulière, Lyon

Palissade n° 14, 2015 huile, laque et bois sur toile, 40 x 40 cm collection particulière, Lyon

Palissade n° 14, 2015 huile, laque et bois sur toile, 40 x 40 cm collection particulière, Lyon

Palissade n° 16, 2015 huile, laque et bois sur toile, 40 x 40 cm collection particulière, Lyon

Palissade n° 16, 2015 huile, laque et bois sur toile, 40 x 40 cm collection particulière, Lyon

Palissade n° 20, 2015 huile, laque et bois sur toile, 40 x 40 cm collection particulière, Lyon

Palissade n° 20, 2015 huile, laque et bois sur toile, 40 x 40 cm collection particulière, Lyon

Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),
Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),

Palissades, 2015 huile, laque et bois sur toile 40 x 40 cm (14),

Palissade n° 5, 2015 huile, laque et pigment sur carton marouflé sur bois 42 x 42 cm

Palissade n° 5, 2015 huile, laque et pigment sur carton marouflé sur bois 42 x 42 cm

Chapelle des pénitents bleus- L'Isle-sur-La-Sorgue, 2016 huile, laque et poussière sur toile 226 x 160 cm

Chapelle des pénitents bleus- L'Isle-sur-La-Sorgue, 2016 huile, laque et poussière sur toile 226 x 160 cm

Lueurs, 2014 huile et encre sur papier 10, 5 x 10, 5 cm

Lueurs, 2014 huile et encre sur papier 10, 5 x 10, 5 cm

Lueurs, 2014 huile et encre sur papier 10, 5 x 10, 5 cm

Lueurs, 2014 huile et encre sur papier 10, 5 x 10, 5 cm

Lueurs, 2014 huile et encre sur papier 10, 5 x 10, 5 cm

Lueurs, 2014 huile et encre sur papier 10, 5 x 10, 5 cm

Lueurs, 2014 huile et encre sur papier 10,5 x 10, 5 cm

Lueurs, 2014 huile et encre sur papier 10,5 x 10, 5 cm

Lueurs, 2014 huile et encre sur papier 10, 5 x 10, 5 cm

Lueurs, 2014 huile et encre sur papier 10, 5 x 10, 5 cm

Le précipice, 2015 huile, laque et poussière sur carton marouflé sur bois 54 x 54 cm

Le précipice, 2015 huile, laque et poussière sur carton marouflé sur bois 54 x 54 cm

Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)
Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile,  40 x 30 cm (14)

Passages, 2014-2015 huile, laque et pigment sur toile, 40 x 30 cm (14)

Passage, 2014 huile, laque et pigment sur carton, 43 x 34 cm

Passage, 2014 huile, laque et pigment sur carton, 43 x 34 cm

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Structures 2005-2007

10 Juin 2015 , Rédigé par Manuel Ruiz Vida Publié dans #Structures 2005- 2007

Masnières, 2005-2007 huile et laque sur linoléum marouflé sur bois 140 x 181 cm

Masnières, 2005-2007 huile et laque sur linoléum marouflé sur bois 140 x 181 cm

 

Un univers industriel

Le spectacle des sites industriels a déjà fait l’objet de bien des regards d’artistes. Au-delà de l’interprétation romantico-politique (entre misères des sites abandonnés et dénonciation) existe le choc visuel. Face à la monumentalité géométrique des architectures, portails, containers ou cuves griffées par l’usure, l’espagnol Manuel Ruiz Vida retient le signe plastique et sa lumière particulière. Au plus près des bords de ses toiles, jouant sur l’effet de frontalité ou le plan rapproché, il pose un mélange d’huile et de laque sombre et mat qui, tel un masque crevé, laisse apparaître les fonds de couleur crues et presque brutales, qui amènent alors au cœur même, non plus d’une image mais d’un fait plastique. Certains titres semblent le confirmer qui, au lieu de « hangar » et « récipient » signalent le « passage », la « structure » ou la « sculpture ».

Guy Gilsoul- Le Vif Express, Bruxelles 2008.

Structure n°2, 2005 huile et laque sur toile 174 x 244 cm

Structure n°2, 2005 huile et laque sur toile 174 x 244 cm

 

Puissance picturale

ARTS VISUELS / La Libre Belgique- 2008

Le pouvoir de suggestion de la peinture est infini. Surtout quand elle paraît silencieuse. Voire quelque peu oppressante comme c'est le cas de celle de Manuel Ruiz Vida (Valenciennes, 1970). De ces récipients qui trônent en très gros plans, de ces containers pleine page ou de ces architectures massives, ressort une impression de puissance, de force massive, de présence imposante, à côté de laquelle l'être toujours absent peut se sentir tout petit. Pourtant, on sait qu'il en est l'auteur et l'utilisateur de ces objets auxquels il confère une monumentalité dominatrice qui peut aller jusqu'à l'apparente abstraction. Pourtant, et malgré cette impression première qui se confirme au gré de la visite, cette peinture non seulement convainc, mais retient le regard et atteint les fibres sensibles. C'est que la matière dense rayonne d'une luminosité très particulière, prenante, attirante par son caractère affirmé, accentuée encore par les choix chromatiques aux milles variations malgré une tentation que l'on pourrait croire à la limite du monochrome. Et si simplement cette peinture nous touchait parce qu'elle est, sans le dire explicitement, un miroir sans fard du temps présent. Ne sont-ce pas nos objets courants qui sont montrés ?

Claude Laurent-  Manuel Ruiz Vida. Peintures. Galerie Fred Lanzenberg, Bruxelles. Jusqu'au 24 février 2008.

Structure, 2005 huile et laque sur toile 178,5 x 320 cm

Structure, 2005 huile et laque sur toile 178,5 x 320 cm

Structure n°3, 2005 huile et laque sur toile 175 x 230 cm

Structure n°3, 2005 huile et laque sur toile 175 x 230 cm

 

Lourde menace

Le peintre Manuel Ruiz Vida nous présente un monde dont le moins que l’on puisse dire est qu’il est hermétique. Ses containers et ses bâtiments à l’abandon ne nous montrent qu’un extérieur décrépi d’où toute présence humaine a disparu. Obstruant la vue, ces structures massives peu engageantes ne se montrent pas loquaces. La sévérité des images, dont toute frivolité est écartée, toute anecdote absente, se joint à une exécution toute aussi austère. Manuel Ruiz Vida ne fait pas dans la dentelle, son style se veut énergique, sans que l’on puisse parler d’expressionisme. Il s’agirait plutôt de réalisme, si le peintre ne dénaturait ainsi le sujet de ses œuvres, isolant tel ou tel objet, les cadrant au plus serré dans une composition qui relève presque de la mise en page. Ruiz Vida (Valenciennes, 1970) est un peintre d’idées. Et donc abstrait ; Vu ses origines espagnoles et son séjour dans le Nord, on pourrait disserter sur les aspects de déracinement ou le tragique d’un passé industriel glorieux. Personnellement, j’y vois plus une observation à la Morandi. Retranché dans son atelier, celui- ci s’était entouré des quelques objets qu’il ne cessait de peindre, incessamment, tout au long de sa vie. Chaque toile en engendrant une autre, qui elle-même, en annonçait déjà une suivante : des natures mortes aux variations sans fin, silencieuses dissertations sur la beauté et l’harmonie. Ratissant un peu plus large quand même, Ruiz Vida s’est apparemment imposé des limites assez strictes quant aux sujets qu’il traite. Un récipient, un container, un bâtiment, ne sont en fait rien de plus que des coquilles vides. Construction et implantation définissent tout autant des volumes intérieurs que l’espace alentour. C’est clair et immuable. Leur fonction, par contre, est tout à fait aléatoire et dépend de l’utilisateur. Le spectateur actif, au vue de cette peinture faussement objective, prend ici toutes ses responsabilités. S’il se prend au jeu, son libre arbitre lui permet tous les détournements possibles. Ce n’est pas forcément une situation confortable. Les images, en effet, sont là, menaçantes, lourdes, terribles.

Yves de Vresse- Agenda Bruxelles, 2008, Exposition galerie Fred Lanzenberg- 

Désastre n°2, 2005-2007 huile et laque sur linoléum marouflé sur bois 68, 5 x 118, 5 cm

Désastre n°2, 2005-2007 huile et laque sur linoléum marouflé sur bois 68, 5 x 118, 5 cm

Structure n°4, 2007 huile et laque sur toile 226 x 174 cm

Structure n°4, 2007 huile et laque sur toile 226 x 174 cm

Structure n°6, 2007 huile et laque sur toile 86, 5 x 155 cm

Structure n°6, 2007 huile et laque sur toile 86, 5 x 155 cm

Structure n°5, 2007 huile et laque sur toile 100 x 192 cm

Structure n°5, 2007 huile et laque sur toile 100 x 192 cm

Structure n° 6, 2007 huile et laque sur toile 200 x 300 cm

Structure n° 6, 2007 huile et laque sur toile 200 x 300 cm

Copyright: Manuel Ruz Vida. Photo: J. Quecq d'Henripret

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Hangars 2004-2007- Intervention in-situ au Peignage de La Tossée en 2006.

10 Juin 2015 , Rédigé par Manuel Ruiz Vida Publié dans #Hangars 2004-2007

 

Ci-dessous exposition collective " Un printemps pour La Tossée ". Manuel Ruiz Vida lors d'une intervention in-situ sur un mur du Peignage de La Tossée, Tourcoing 2006.

Citation de l'écrivain Marc Augé gravée au marteau sur un mur de briques.

" La ruine est entrain de disparaître de nos villes, nous sommes voués à produire des déchets et non des vestiges"

Photographies: Frank Way, Jérôme Desliens, Serge Boularot, Thomas Fossart.

Hangars 2004-2007- Intervention in-situ au Peignage de La Tossée en 2006.
Hangars 2004-2007- Intervention in-situ au Peignage de La Tossée en 2006.
Hangars 2004-2007- Intervention in-situ au Peignage de La Tossée en 2006.
Hangars 2004-2007- Intervention in-situ au Peignage de La Tossée en 2006.
Hangars 2004-2007- Intervention in-situ au Peignage de La Tossée en 2006.
Hangars 2004-2007- Intervention in-situ au Peignage de La Tossée en 2006.
Hangars 2004-2007- Intervention in-situ au Peignage de La Tossée en 2006.
Hangars 2004-2007- Intervention in-situ au Peignage de La Tossée en 2006.
Hangars 2004-2007- Intervention in-situ au Peignage de La Tossée en 2006.
Hangars 2004-2007- Intervention in-situ au Peignage de La Tossée en 2006.
Hangar plan n°2, 2004 huile et laque sur toile 200 x 240 cm

Hangar plan n°2, 2004 huile et laque sur toile 200 x 240 cm

Hangar plan n°7, 2007 huile et laque sur toile 160 x 230 cm

Hangar plan n°7, 2007 huile et laque sur toile 160 x 230 cm

Hangar plan n°5, 2005 huile et laque sur toile 198, 5 x 198 ,5 cm

Hangar plan n°5, 2005 huile et laque sur toile 198, 5 x 198 ,5 cm

Hangar plan n°6, 2006 huile et laque sur toile 160 x 200 cm

Hangar plan n°6, 2006 huile et laque sur toile 160 x 200 cm

Avant l'orage, 2004 huile et laque sur toile 120 x 240 cm

Avant l'orage, 2004 huile et laque sur toile 120 x 240 cm

Hangar, 2004 huile et laque sur toile 200 x 240 cm

Hangar, 2004 huile et laque sur toile 200 x 240 cm

Hangar plan n°3, 2003-2004 huile et laque sur toile 226 x 160 cm

Hangar plan n°3, 2003-2004 huile et laque sur toile 226 x 160 cm

Hangar plan n°5, 2004-2005 huile et laque sur toile 226 x 160 cm

Hangar plan n°5, 2004-2005 huile et laque sur toile 226 x 160 cm

Copyright: M. Ruiz Vida.

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Réservoirs 2002-2005. Texte: Sandrine Vézilier, 2006

10 Juin 2015 , Rédigé par Manuel Ruiz Vida Publié dans #Réservoirs 2002-2005

Légende écrite en dessous de chaque tableau, cliquer sur les images pour les agrandir, diaporama.

Réservoir, 2002 huile et laque toile 200 x 160 cm

Réservoir, 2002 huile et laque toile 200 x 160 cm

Réservoir, 2002 huile et laque sur toile 200 x 240 cm collection particulière, Londres

Réservoir, 2002 huile et laque sur toile 200 x 240 cm collection particulière, Londres

Paysage dévasté

Peintre d’origine espagnole, Manuel Ruiz Vida a été marqué lors de son séjour à Dunkerque par les odeurs acres et les bruits sourds, par les épaisses fumées blanches aspirées par le ciel. Ce paysage aux couleurs sombres est à l’opposé de la vision idyllique et conventionnelle d’une nature foisonnante et verdoyante. Les activités de ces industries lourdes dont on redoute les effets sur l’environnement sont à l’antipode du paradis terrestre ? Là où poussaient les oyats s’érigent aujourd’hui de puissants bâtiments de fer ou de béton. Le caractère repoussant de ce paysage ne cesse pourtant d’attirer Manuel Ruiz Vida. Il en retient les détails : un hangar, des containers, un réservoir. Couche après couche, il cherche à apaiser ces pulsions contradictoires dans la matière, à révéler la force et la fragilité de ces architectures, à saisir les effets du temps sur la transformation des matériaux. Peu à peu le fer se ronge, s’effrite et perd l’aspect lisse originel. C’est cet instant-là, cette lente dégradation que Manuel Ruiz Vida tente non pas de figer mais d’en exprimer toute la tragédie, toute la beauté. Pour la première fois, l’artiste ose introduire dans sa palette une autre tonalité que les bleus, verts, gris qu’il sait si bien marier. La rouille prend alors les couleurs d’un rouge profond et pur qui transperce en plein coeur le réservoir. L’utilisation du rouge n’est pas anodine ; elle évoque la souffrance, la plaie ouverte d’où coule lentement et abondamment un sang épais. Au-delà des questions existentielles du temps qui passe, d’une disparition inéluctable, l’oeuvre de Manuel Ruiz Vida est un sursaut de vie, un message d’espoir. Car sous l’effet de sa spatule, de son pinceau, ce qui semblait laid devient incontestablement beau. En touchant l’essence même de la matière, il transforme ces réservoirs ternes sans aucune valeur esthétique en des formes bleu-gris révélées par les tons chauds du rouge. Plus on s’approche de l’oeuvre, plus on est imprégné par la peinture elle-même, par les strates de couleur. Tout se fond, tout se confond, l’oeuvre devient abstraite.

Sandrine Vézilier 2006, conservateur du Musée départemental de Flandre, Cassel. Texte du catalogue de l’exposition, « Paysages de Flandre, de l’infiniment petit à l’infiniment grand »

Réservoir, 2002 huile et laque sur toile 195 x 130 cm

Réservoir, 2002 huile et laque sur toile 195 x 130 cm

Le ciel est parfois sale, 2003 huile et laque sur toile 160 x 215 cm

Le ciel est parfois sale, 2003 huile et laque sur toile 160 x 215 cm

Réservoir G4, 2002 huile et laque sur toile 120 x 200 cm

Réservoir G4, 2002 huile et laque sur toile 120 x 200 cm

Réservoir, 2004-2005 huile et laque sur carton et ruban adhésif 20 x 44 collection particulière, Paris

Réservoir, 2004-2005 huile et laque sur carton et ruban adhésif 20 x 44 collection particulière, Paris

Fumées n°2, 2002 huile sur carton 13 x 21 cm

Fumées n°2, 2002 huile sur carton 13 x 21 cm

Fumées n°1, huile et crayon sur carton 13 x 19 cm Collection particulière, Nice

Fumées n°1, huile et crayon sur carton 13 x 19 cm Collection particulière, Nice

Fumées n°3, huile et crayon sur papier 15,5 x 22 cm

Fumées n°3, huile et crayon sur papier 15,5 x 22 cm

Copyright: M. Ruiz Vida, photos: J. Quecq d'Henripret, Nicolas Pfeiffer

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La salle d'exposition, 2003. Collection Télérama, Paris

10 Juin 2015 , Rédigé par Manuel Ruiz Vida Publié dans #La salle d'exposition 2003 Collection Télérama Paris

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

La salle d'exposition, 2003 huile, laque, enduit, et radiographie sur papier peint marouflé sur toile 175 x 240 cm Collection Télérama, Paris

La salle d'exposition, 2003 huile, laque, enduit, et radiographie sur papier peint marouflé sur toile 175 x 240 cm Collection Télérama, Paris

....La photographie, parfois, s'attache à rendre l'ordinaire beauté des choses, leur vieillissement, mais en induisant un sentiment nostalgique, comme si le temps représenté, soudain figé, arrêté, n'était plus le temps qui passe. Or, dans les tableaux de Ruiz Vida, les citernes n'en finissent pas de rouiller. Ou les murs n'en finissent plus de se desquamer. Ainsi celui du tableau La salle d'exposition, vieux mur d'une usine abandonnée des environs de Roubaix, où le peintre fut invité à exposer l'an dernier..... Il y montrait alors des peintures sur radiographies redécoupées en forme de pierres tombales. Deux d'entre elles demeurent, collées sur le tableau représentant l'usine transformée en salle d'exposition, sur les murs de laquelle apparaissent les vestiges d'une gloire industrielle perdue. Autour, le carrelage blanc se fissure, les couches superposées de papier peint se déchirent, l'humidité brunit et ronge le plâtre, révélant la mémoire d'un monde ouvier disparu, broyé par la machine économique, mais que le peintre, plutôt que d'en exprimer le regret, transforme poètiquement en épopée légendaire. C'est là l'un des pouvoirs singuliers de l'art: d'échapper au temps et à ses corollaires nostalgiques et mélancoliques. Autrement  dit: une bassine, un réservoir, un mur d'usine (comme jadis une madone ou la Saint-Victoire) finissent par disparaître dans le tableau, par se noyer dans la matière, par mourrir en quelque sorte, pour renaître transfigurés, métamorphosés en oeuvres d'art. Ils deviennent la trace d'un regard poètique sur le monde. Il s'agit là d'une banalité, bien sûr, comme l'image d'un crépuscule bleuté entr'aperçu par la fenêtre d'un train, mais il convient de ne pas l'oublier: les fugaces souvenirs d'une imperceptible beauté nous aident à devenir.

Olivier Cena, critique d'art/ Télérama n°2813, 2003  (EXTRAITS)
Exposition à la galerie de l'atelier 2, Villeneuve d'Ascq

Photo: Nicolas Pfeiffer

 

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